Allemagne · Bavière

  • Population :529 508 (2024)
  • Superficie:186 km²
  • Altitude:209 m
  • Fuseau horaire :CET (UTC+1)
  • IATA:NUE
  • Monnaie :L'euro — aucun change pour les visiteurs de la zone euro ; depuis la Suisse ou le Québec, la carte règle l'essentiel. Elle est de plus en plus acceptée, mais l'Allemagne reste plus attachée aux espèces que ses voisins : gardez des billets pour les étals, les petites tavernes et le marché de Noël, où beaucoup de stands n'acceptent que le liquide.
  • Quartiers clés :Altstadt Sebald — au nord de la rivière, côté château · Altstadt Lorenz — au sud, commerces principaux · Weissgerbergasse — la rue à colombages la mieux conservée · Gostenhof — à l'ouest, indépendant et créatif

Aperçu

Nuremberg est une ville médiévale close de remparts sous un château perché, siège du marché de Noël le plus célèbre d'Allemagne et d'une culture de table et de brasserie franconienne, distincte de la Bavière du sud.

Culture

La cuisine franconienne est une tradition à part et les habitants la distinguent nettement de la bavaroise. La Rostbratwurst de Nuremberg, de la taille d'un doigt et protégée par son origine, se mange par trois dans un petit pain aux fenêtres de rue ou par six et douze sur assiette d'étain dans les tavernes anciennes. Le Schäufele, épaule de porc rôtie, est le plat d'hiver. Le Lebkuchen relève ici d'un artisanat permanent et non d'une nouveauté saisonnière : préférez les boulangers traditionnels aux boîtes décoratives. La bière est plus sombre et plus maltée qu'en Bavière du sud, avec une densité rare de petites brasseries dans la région. Festivals : Christkindlesmarkt, pendant tout l'Avent, Bardentreffen, festival de musique en plein air, l'été, Blaue Nacht, la nuit des musées, au printemps, Fêtes de la bière franconienne, au début de l'été. Musées : Germanisches Nationalmuseum, Musée du jouet de Nuremberg, Maison d'Albrecht Dürer, Centre de documentation, ancien terrain de congrès, Memorium des procès de Nuremberg.

Infos pratiques

Sécurité : Nuremberg est une ville confortable et peu exposée : la vigilance ordinaire suffit, avec l'attention habituelle aux sacs autour de la gare et dans la foule du marché de Noël, assez dense pour que le vol à la tire soit le seul risque réaliste. Les pavés de la vieille ville et la montée au château sont irréguliers et glissants par temps humide, ce qui compte plus qu'il n'y paraît en décembre. Le vin chaud consommé debout par temps glacial agit plus vite qu'on ne le croit : habillez-vous pour rester immobile, pas pour marcher. Langue : L'allemand, avec un accent franconien marqué ; l'anglais est courant dans les hôtels, les musées et le centre, moins dans les tavernes traditionnelles et les quartiers extérieurs. Le français n'est pas d'un grand secours ici. Monnaie : L'euro — aucun change pour les visiteurs de la zone euro ; depuis la Suisse ou le Québec, la carte règle l'essentiel. Elle est de plus en plus acceptée, mais l'Allemagne reste plus attachée aux espèces que ses voisins : gardez des billets pour les étals, les petites tavernes et le marché de Noël, où beaucoup de stands n'acceptent que le liquide.

Voyage

Nuremberg est la principale ville de Franconie et se lit tout autrement que Munich, deux heures au sud : plus petite, plus ancienne dans son ossature, avec une culture de bière et de table que les Franconiens distinguent fermement de la bavaroise — précision qui compte pour tout voyageur n'ayant connu que Munich. La vieille ville tient dans un anneau de remparts médiévaux presque intact, dominé par le château impérial sur son rocher, et si l'essentiel a été rebâti après la guerre, il l'a été sur le plan médiéval : l'effet au niveau de la rue reste cohérent plutôt que factice. Les incontournables se serrent : le château et sa vue sur les toits, la place du marché avec sa fontaine ouvragée et l'horloge mécanique de la Frauenkirche, les maisons à colombages le long de la Pegnitz, et la maison de Dürer sous le château. La ville abrite aussi deux musées de poids — le Germanisches Nationalmuseum, le plus grand musée d'histoire culturelle germanique, et un musée du jouet qui reflète des siècles de commerce local du fer-blanc, de la poupée et du train miniature. Et puis la table : la Rostbratwurst de Nuremberg, saucisse de la taille d'un doigt vendue par trois dans un petit pain ou par douzaine sur assiette d'étain, le pain d'épices Lebkuchen, et la bière franconienne plus sombre. En décembre, le Christkindlesmarkt remplit la grand-place — un point de comparaison naturel avec Strasbourg et Colmar, en plus dense et en plus ancien.

Le château et la vieille ville close

Le Kaiserburg occupe un éperon de grès au sommet de la vieille ville, et la montée par les ruelles fait la moitié du plaisir — la Tiergärtnertorplatz, juste en dessous, est l'un des angles les plus photographiés d'Allemagne, cerné de colombages. Le château lui-même conserve un puits profond et une tour ronde à gravir, et la terrasse ouvre sur les toits de tuiles. En contrebas, le rempart médiéval subsiste presque sur tout son tracé avec ses tours et ses portes : le suivre reste la façon la plus simple de comprendre la forme de la ville.

La grand-place et le centre ancien

Le Hauptmarkt est le centre de tout : la Schöner Brunnen, fontaine dorée du XIVe siècle plantée dans un angle, et la Frauenkirche, dont l'horloge exécute à midi une procession mécanique devant une petite foule quotidienne. De là, la vieille ville descend vers la Pegnitz, franchie par des ponts couverts et de pierre, avec le Heilig-Geist-Spital à cheval sur l'eau — la photographie classique. Les églises Sebaldus et Lorenz encadrent le centre au nord et au sud, et le circuit complet se fait en un après-midi.

Musées : histoire culturelle et jouets

Deux méritent d'organiser une journée. Le Germanisches Nationalmuseum est le plus grand musée d'histoire culturelle de l'aire germanique, et son ampleur — de la préhistoire aux instruments, aux armes, à la peinture et à l'artisanat — en fait une demi-journée plutôt qu'une heure. Le Spielzeugmuseum reflète une industrie locale réelle : Nuremberg a produit pendant des siècles jouets de fer-blanc, poupées et trains miniatures, et la collection va des figurines de bois aux modèles d'après-guerre. La maison de Dürer, sous le château, complète le trio, restituée en logis d'artiste de son époque.

Le centre de documentation et la salle d'audience

Deux sites liés au XXe siècle se visitent et motivent une partie des venues. Le centre de documentation occupe une aile d'un bâtiment monumental inachevé, au sud-est du centre, accessible en tramway, et présente une exposition permanente ; l'esplanade alentour se parcourt. Séparément, le Memorium des procès de Nuremberg se trouve au palais de justice, à l'ouest : la salle 600 se visite lorsqu'elle n'est pas utilisée pour une audience — vérifiez avant de vous déplacer, une séance la ferme. Les deux sites sont sérieux, bien signalés, et demandent chacun une demi-journée.

La table franconienne et la bière

La Franconie n'est pas la Bavière à table, et les habitants vous le diront. La Rostbratwurst de Nuremberg a la taille d'un doigt et bénéficie d'une protection d'origine : on la mange par trois dans un petit pain à une fenêtre de rue, ou par six et par douze sur assiette d'étain avec de la choucroute dans les tavernes anciennes proches du château. Le Schäufele, épaule de porc rôtie à la couenne croustillante, est le plat d'hiver. Le Lebkuchen — pain d'épices, bien meilleur chez les boulangers traditionnels que dans les boîtes décoratives — se fabrique ici toute l'année. La bière est plus sombre et plus maltée qu'au sud.

Le marché de Noël, et la comparaison avec Strasbourg

Le Christkindlesmarkt est le plus célèbre d'Allemagne et occupe le Hauptmarkt pendant tout l'Avent : chalets de bois, vin chaud, pain d'épices de la ville. Pour un lecteur francophone, la comparaison avec Strasbourg et Colmar s'impose et elle est instructive — Nuremberg est plus concentrée sur une seule place, plus ancienne dans sa tradition, et sensiblement plus dense. C'est authentiquement beau et authentiquement bondé : les week-ends se parcourent épaule contre épaule et les tarifs hôteliers doublent. Si le marché est le but, venez en semaine, réservez des mois à l'avance et arrivez en fin d'après-midi à l'allumage. Sinon, évitez décembre : la vieille ville en novembre ou en janvier est la même, au quart de la densité.

Y aller depuis la France, et se déplacer

Nuremberg est sur le réseau à grande vitesse allemand — environ une heure de Munich et de Francfort, trois de Berlin — et se rejoint depuis Paris en train via Francfort ou Stuttgart, ce qui en fait un week-end ferroviaire plutôt qu'un vol. Son aéroport est inhabituellement proche du centre, à quelques stations de métro. Dans les remparts, tout se fait à pied ; le métro dessert les sites extérieurs. La voiture est un handicap : vieille ville largement piétonne et stationnement cher. Deux jours suffisent au centre, au château et à un grand musée ; trois si vous visitez les deux sites du XXe siècle.

Questions fréquemment posées

Nuremberg vaut-elle le voyage en dehors du marché de Noël ?

Largement, et c'est sans doute le meilleur voyage. La vieille ville, le château et le tracé des remparts sont les mêmes en mai qu'en décembre, mais sans la foule qui rend le centre difficile à parcourir et sans les tarifs hôteliers doublés. Les deux grands musées — histoire culturelle et jouet — sont ouverts toute l'année, comme les sites du XXe siècle, et la table et la bière franconiennes ne dépendent pas de la saison. Si le marché est la raison du voyage, c'est une raison valable ; sinon, évitez décembre.

Comment se compare-t-il aux marchés de Strasbourg et de Colmar ?

La comparaison est naturelle et instructive. Nuremberg concentre l'essentiel sur une seule grand-place plutôt que de l'étaler en plusieurs quartiers comme Strasbourg, revendique une tradition plus ancienne, et se révèle sensiblement plus dense — c'est un marché que l'on traverse au pas, pas que l'on flâne. L'artisanat y est davantage tourné vers le pain d'épices et les figurines que vers la décoration alsacienne. Aucun n'est meilleur que l'autre ; ils sont différents, et faire les deux la même année est une comparaison que peu de voyageurs pensent à mener.

Peut-on visiter la salle 600 ?

Le plus souvent oui, mais pas toujours, et cela se vérifie avant de partir. La salle appartient à un palais de justice en activité, à l'ouest de la ville, et ferme aux visiteurs lorsqu'une audience s'y tient ; l'exposition permanente attenante reste accessible dans tous les cas. Le centre de documentation, sur l'ancien terrain de congrès, est un site distinct à l'autre bout de la ville, accessible en tramway, avec sa propre exposition et son esplanade. Chacun demande environ une demi-journée : ne les enchaînez pas dans la même matinée.

Combien de temps prévoir ?

Deux jours couvrent confortablement la vieille ville, le château, les remparts et un grand musée, ce qui suffit à la plupart des visiteurs. Ajoutez une troisième journée si vous comptez voir les deux sites du XXe siècle, chacun réclamant une véritable demi-journée et se trouvant de part et d'autre de la ville. Nuremberg fait aussi une bonne base pour la Franconie — Bamberg et Rothenburg ob der Tauber sont deux excursions faciles en train — de sorte qu'un séjour plus long ne se perd pas si vous préférez un voyage régional à un city-break.

Missions diplomatiques à Nuremberg

2 missions dans cette ville, regroupées par région.

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