Hamilton, Bermudes : sable rose, toits blancs et Atlantique Nord

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

BermudesHamilton

Aperçu

Vous en avez un dans votre armoire sans y penser : le bermuda vient d'ici, où il se porte avec veste et cravate — sur une île de l'Atlantique Nord dont l'hiver n'est pas une saison de plage.

Les plages de sable rose

Des baies de la côte sud teintées par les coquilles rouges d'un organisme récifal mêlées au sable blanc — l'arc de Horseshoe Bay, la longueur tranquille de Warwick Long Bay, des criques aux deux bouts.

Les toits à eau de pluie

Toits en gradins passés à la chaux, conçus pour capter et assainir la pluie jusqu'à une citerne sous la maison, faute de rivière, de lac ou de nappe exploitable.

Plongée sur épaves

Le récif corallien le plus septentrional du monde a piégé plusieurs centaines de navires au fil des siècles : une densité rare d'épaves peu profondes, claires et accessibles.

St George's et l'arsenal

Une ville de ruelles et de pierre inscrite à l'UNESCO à l'est, et à l'ouest un vaste arsenal calcaire devenu musée maritime, ateliers d'artisanat et terminal de croisière.

La Railway Trail

L'emprise d'un chemin de fer fermé dans les années 1940, devenue un itinéraire de marche et de vélo largement plat, à l'écart des routes, sur presque toute la longueur de l'archipel.

Hamilton et Front Street

Une capitale portuaire pastel à vérandas de bois, les traversiers au pied des commerces, et le bermuda porté avec veste et cravate comme véritable tenue d'affaires.

Histoire

Les Bermudes sont une série de calottes calcaires posées sur un volcan sous-marin éteint, en plein Atlantique Nord, ceinturées par le récif corallien le plus septentrional du monde — d'où l'eau turquoise à cette latitude et les quelques centaines d'épaves de leurs approches. St George's, fondée en 1612, est la plus ancienne ville de fondation anglaise continûment habitée des Amériques, et le grand arsenal de l'autre extrémité de la chaîne répondait à la position atlantique de l'archipel. L'assurance internationale partage aujourd'hui l'économie avec le tourisme.

Culture

La chaudrée de poisson est le plat national et arrive avec un vinaigre de piments au xérès et un rhum brun à doser soi-même — il faut les ajouter, c'est tout l'intérêt. À côté : morue et pommes de terre au petit-déjeuner du dimanche, thazard et mérou, oignons des Bermudes, et le rum swizzle comme le dark and stormy pour la soif. Festivals : Bermuda Day (fin mai) et son défilé patrimonial, Cup Match (été), les deux jours fériés de cricket, Les danseurs gombey à Noël. Musées : National Museum of Bermuda, dans les remparts de l'arsenal, Bermuda National Gallery, à Hamilton, Bermuda Underwater Exploration Institute.

Infos pratiques

Sécurité : Archipel sûr et facile. Le risque récurrent est le scooter de location : routes étroites bordées de murets, conduite à gauche et machines inconnues expliquent l'essentiel des blessures de visiteurs — prenez-le au sérieux ou tenez-vous-en aux bus et traversiers. La houle de la côte sud peut être forte et l'eau plus fraîche qu'attendu. L'eau douce est réellement comptée : l'économiser est une demande concrète, pas un geste symbolique. Langue : Anglais. Aucune autre langue n'est nécessaire ; le portugais se parle dans la communauté d'origine açorienne installée de longue date, et le français n'est pas pratiqué. Monnaie : Dollar bermudien, à parité fixe avec le dollar américain, les billets américains circulant indifféremment. Les cartes passent partout. L'archipel est cher — parmi les coûts de la vie les plus élevés au monde — et les additions le reflètent.
Aperçu voyage

Le mot est entré en français comme nom commun et a perdu son île en chemin : un bermuda, c'est un short qui s'arrête au-dessus du genou, et presque personne ne le relie encore à un archipel de l'Atlantique. Ici, c'est un vêtement de travail. Porté à la longueur réglementaire, avec chaussettes hautes, veste et cravate, il constitue une tenue d'affaires parfaitement sérieuse, et vous en croiserez dans les salles de réunion de Hamilton. Cette anecdote vestimentaire dit en réalité l'essentiel de l'endroit : une petite société atlantique, formelle, prospère et sûre de ses usages. Reste à corriger le malentendu qui gâche le plus de séjours. Les Bermudes ne sont PAS aux Caraïbes. L'archipel est seul en plein Atlantique Nord, à un millier de kilomètres à l'est de la Caroline du Nord, à la latitude de Charleston : subtropical et non tropical, superbe de mai à octobre, mais frais, venteux et impropre à la baignade de décembre à mars, quand une partie de l'hôtellerie tourne au ralenti. L'île elle-même est une série de calottes calcaires posées sur un volcan sous-marin éteint, recourbée en hameçon et ceinturée par le récif corallien le plus septentrional du monde — d'où cette eau turquoise sous une telle latitude, et d'où plusieurs centaines d'épaves. Hamilton, sur le port central, en est la capitale : quelques rues pastel, Front Street face à l'eau, les traversiers à quai.

Découvrir Hamilton

Où sont réellement les Bermudes, et ce que cela change à vos dates

L'archipel est isolé en plein Atlantique Nord, à peu près à la latitude de Charleston, à un millier de kilomètres de la terre la plus proche et à quelque mille six cents des Caraïbes. Le Gulf Stream le tient bien plus doux que sa latitude ne le laisserait croire, mais il reste subtropical, et l'amplitude saisonnière est réelle. De mai à octobre environ, il fait chaud et humide, la saison bat son plein et la mer reste agréable jusqu'en novembre. De décembre à mars, l'air tourne autour de quinze à dix-huit degrés, le vent vient de l'Atlantique, l'eau est trop froide pour la plupart des nageurs, et l'île passe en mode calme : certains hôtels et restaurants ferment ou réduisent leurs horaires, et l'intérêt devient le golf, la marche, la voile et des plages vides plutôt que la baignade. Les mois d'épaule offrent un excellent rapport qualité-prix. La saison cyclonique atlantique court de juin à novembre, et la position isolée de l'archipel fait qu'il est frôlé plus souvent que la moyenne — les normes de construction y sont en conséquence strictes. Rien de tout cela n'est un avertissement : c'est simplement une autre île que celles auxquelles on la range, et le calendrier récompense qui le sait.

Pourquoi les toits sont blancs, en escalier, et tous pareils

Regardez n'importe quelle construction bermudienne : le même toit revient, d'un blanc éclatant, bâti en gradins peu profonds comme une volée de marches, et passé au lait de chaux. Ce n'est ni un ornement ni une mode : c'est le réseau d'eau potable de l'île. Les Bermudes n'ont ni rivière, ni lac, ni nappe exploitable, et chaque foyer recueille donc sa propre pluie. Les gradins freinent l'eau dans sa descente, la guident vers les gouttières puis vers une citerne aménagée sous la maison, et le badigeon de chaux exerce au passage un effet assainissant. La collecte est obligatoire sur les constructions neuves, et les citernes sont dimensionnées d'après la surface de toiture — d'où l'impossibilité d'agrandir une maison sans y penser. Les conséquences atteignent directement le visiteur : l'eau est ici une ressource comptée, les hôtels demandent qu'on l'économise sans que ce soit une posture, et les douches interminables se remarquent. Une fois qu'on a compris ce que l'on regarde, ces toits cessent d'être un motif de carte postale pour devenir l'objet le plus fonctionnel de l'archipel.

Hamilton : Front Street, les traversiers et le fameux short

La capitale est minuscule — quelques rues autour d'un port — et se comprend comme une ville de travail plutôt que comme un centre de villégiature. Front Street longe l'eau en une file de bâtiments pastel à deux niveaux, avec vérandas à colonnes au-dessus du trottoir, abritant commerces, banques et restaurants ; en face, le quai des traversiers et le poste des paquebots. Derrière s'alignent les bureaux d'un secteur international de l'assurance et de la réassurance qui constitue le moteur économique de l'île, et c'est de ce mélange que naît le détail dont tout le monde se souvient : le bermuda y est une tenue d'affaires authentique, porté au genou avec chaussettes hautes, veste et cravate. La ville possède une petite cathédrale dont on monte la tour pour la vue sur le port, une bonne galerie nationale, et les jardins de Par-la-Ville comme respiration. Elle se vide le soir, la population vivant dans les paroisses : prévoyez vos dîners en conséquence. Le port est aussi le nœud des transports — le traversier reste le moyen le plus rapide et de loin le plus agréable de gagner l'arsenal et l'ouest.

Le sable rose et la côte sud

Les plages bermudiennes sont réellement roses, et l'explication est biologique et non minérale : le récif nourrit d'immenses populations d'un organisme unicellulaire rouge dont les coquilles se brisent et se mêlent au sable carbonaté blanc, le teintant. La couleur ressort le plus là où la houle concentre les fragments, et sous une lumière basse et chaude — tôt et tard — de sorte qu'une plage pâle à midi peut paraître nettement rosée à dix-huit heures. La côte sud les réunit : Horseshoe Bay est la célèbre, arc de sable entre deux caps calcaires, avec un système de criques à son extrémité ouest qui convient aux enfants ; Warwick Long Bay est plus longue, plus sauvage et bien plus tranquille, avec son rocher au large ; Elbow Beach est la plus proche de la ville. Toutes s'adossent à des dunes basses et se rejoignent depuis la route côtière. Attention : cette façade regarde l'Atlantique ouvert, la houle peut être forte et l'eau reste plus fraîche qu'un habitué des Caraïbes ne l'anticipe, même en plein été. Côté nord, les criques abritées et les hauts-fonds de Shelly Bay conviennent mieux aux jeunes enfants.

St George's, l'arsenal et l'ancienne voie ferrée

Les deux extrémités de l'archipel en portent l'architecture. À l'est, St George's est une ville inscrite au patrimoine mondial : ruelles étroites, petit bâti de pierre, une place publique, une église de pierre laissée inachevée et sans toit, et des rues assez resserrées pour qu'on s'y égare avec plaisir. À l'ouest, le Royal Naval Dockyard occupe la pointe de l'hameçon — vaste ensemble de calcaire reconverti en terminal de croisière, ateliers d'artisanat, musée maritime dans ses remparts, et principal pôle de visite de l'île. Reliant toute la chaîne, la Railway Trail : le chemin de fer bermudien, éphémère, a fermé dans les années 1940 et son emprise est devenue un itinéraire de marche et de vélo qui parcourt presque toute la longueur de l'archipel, à l'écart des routes, par des tranchées et le long du rivage — la meilleure façon de voir l'endroit par ses propres moyens, et largement plat. Ajoutez au centre les Crystal Caves, où une passerelle éclairée traverse un lac souterrain d'une transparence stupéfiante, et la moitié non balnéaire de l'île est couverte.

Se déplacer : l'île où l'on ne loue pas de voiture

Voilà le fait pratique qui surprend chaque primo-visiteur. Les Bermudes n'autorisent pas les visiteurs à louer une voiture — le parc privé est limité à un véhicule par foyer pour éviter l'asphyxie d'une petite île — et il reste donc l'autobus, le traversier, le taxi, le scooter, le vélo, ou les petites voitures électriques biplaces introduites pour la clientèle de passage. Tenez-en compte au moment de choisir où loger. Le réseau d'autobus est complet, codé par zones et fiable ; les traversiers valent mieux encore, rapides et panoramiques, et des titres combinés couvrent les deux. Le scooter est le choix traditionnel du visiteur — et la blessure traditionnelle du visiteur : routes étroites, bordées de murets, parfois glissantes, et conduite à GAUCHE ; les deux-roues de location alimentent l'essentiel des passages aux urgences touristiques. Abordez-les avec plus de prudence que l'ambiance de vacances n'y invite. Les taxis sont au compteur et chers. L'aéroport (BDA) occupe l'extrémité est, et l'archipel est assez proche de la côte est américaine — moins de deux heures de vol depuis plusieurs villes — pour qu'un long week-end y soit réellement envisageable.

Questions fréquemment posées

Les Bermudes sont-elles aux Caraïbes ?

Non. L'archipel est seul en plein Atlantique Nord, à environ mille kilomètres à l'est de la Caroline du Nord et à quelque mille six cents des Caraïbes, à la latitude de Charleston. Il est subtropical et non tropical, ce qui change beaucoup de choses au choix de la période.

Peut-on y aller en hiver ?

Oui, mais pas pour se baigner. De décembre à mars, il fait quinze à dix-huit degrés, le vent souffle de l'Atlantique, l'eau est trop froide pour la plupart des nageurs et une partie de l'hôtellerie réduit ses horaires. C'est une belle saison pour le golf, la Railway Trail et les plages vides — pas pour un séjour balnéaire.

Peut-on louer une voiture ?

Non : les visiteurs n'y sont pas autorisés, le parc privé étant limité à un véhicule par foyer. On utilise les autobus et les traversiers, qui sont bons et couvrent l'archipel, ou le taxi, le vélo et les petites électriques biplaces. Le scooter existe mais cause l'essentiel des blessures de visiteurs.

Pourquoi les toits sont-ils blancs et en gradins ?

Parce qu'ils constituent le réseau d'eau potable. Sans rivière, lac ni nappe exploitable, chaque maison capte sa pluie : les gradins freinent le ruissellement vers les gouttières puis vers une citerne, et le lait de chaux contribue à l'assainir. La collecte est obligatoire dans le neuf, d'où l'uniformité des toitures.

Et le triangle des Bermudes ?

C'est un folklore né au milieu du XXe siècle, sans fondement documenté : les statistiques de pertes maritimes et aériennes dans cette zone très fréquentée ne sortent pas de l'ordinaire. Cela n'enlève rien aux épaves, qui sont bien réelles et s'expliquent simplement par l'anneau récifal peu profond qui entoure l'archipel.

Missions diplomatiques à Hamilton

1 mission dans cette ville, regroupées par région.