Kralendijk, Bonaire : la plongée depuis le bord, les flamants et les salines
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
La plongée depuis le bord
Flamants et salines
La planche à voile de Lac Bay
Washington Slagbaai
Klein Bonaire
Le front de mer de la capitale
Histoire
Culture
Infos pratiques
Une clé institutionnelle éclaire l'île d'emblée, et ce lectorat la possède déjà : Bonaire n'est pas un pays mais une commune à statut particulier des Pays-Bas — un corps public intégré, comparable dans la logique à ce qu'est un département d'outre-mer pour la France — là où Aruba et Curaçao, ses voisines, sont des « pays » constitutifs du Royaume, plus proches d'un pays d'outre-mer. De ce statut découle un détail que tout visiteur remarque au premier achat : on paie ici en DOLLARS AMÉRICAINS, sans monnaie locale ni euro. Pour le reste, Bonaire s'est organisée autour de ce qui se trouve sous l'eau, et très tôt. Dès 1979, l'île a placé l'intégralité de son littoral — de la laisse de haute mer jusqu'à soixante mètres de fond, tout le tour, plus l'îlot inhabité du large — dans un unique parc marin, l'un des premiers au monde. Tout en découle : mouillage interdit et corps-morts fixes, chasse sous-marine et gants proscrits, taxe nature obligatoire pour quiconque entre dans l'eau, et un récif protégé depuis des décennies sur une côte sans rivières, donc sans apport turbide. La signature du lieu tient toutefois à l'accès : le récif longe la côte sous le vent à quelques brasses du bord, si bien qu'une centaine de sites se rejoignent en se garant sur la route côtière, chacun repéré par une pierre peinte en jaune portant son nom.
Découvrir Kralendijk
Le parc marin national de Bonaire couvre l'ensemble du littoral de l'île et de l'îlot de Klein Bonaire, de la laisse de haute mer à soixante mètres de fond, et ce depuis 1979 — assez longtemps pour que la différence se lise dans le corail. Les règles sont strictes et appliquées : pas de mouillage, pas de gants, pas de chasse, rien qui se touche ou s'emporte, et une taxe nature obligatoire que chaque plongeur ou nageur acquitte et dont il conserve la preuve. La singularité de l'île ne tient pourtant pas à la protection seule, mais à la géographie qui permet d'en profiter. Le long de la côte sous le vent, le récif frangeant commence à quelques mètres du rivage : la grande majorité de la centaine de sites répertoriés se plonge donc depuis le bord — on se gare, on s'équipe au hayon, on entre par la roche ou le sable, et l'on est sur le tombant en quelques minutes. Chaque site est signalé par une pierre jaune posée au bord de la route et portant son nom : un dispositif sans élégance qui fonctionne parfaitement. La conséquence pratique est qu'une semaine de plongée ici ne ressemble à aucune autre — ni horaires de bateau ni palanquée imposée — et que la location d'un pick-up est la réservation la plus importante du voyage.
Parce que tout son littoral est un parc marin protégé depuis 1979 et que le récif commence à quelques brasses du bord. Une centaine de sites sont signalés par des pierres jaunes au bord de la route : on se gare, on entre à pied et l'on plonge à son propre rythme, sans bateau, sans palanquée et sans horaire.
Oui. Une taxe nature est obligatoire pour quiconque plonge ou fait du masque et tuba dans le parc marin ; elle en finance la gestion et sa preuve doit pouvoir être présentée. La plupart des centres demandent en outre une courte plongée d'évaluation avant de vous laisser utiliser librement les sites du bord.
Le dollar américain. Bonaire est une commune à statut particulier des Pays-Bas, et non un pays constitutif du Royaume comme Aruba ou Curaçao : elle a adopté le dollar plutôt qu'un florin local, et il n'y a donc rien à changer à l'arrivée — ni euro en circulation.