Kralendijk, Bonaire : la plongée depuis le bord, les flamants et les salines

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

Aperçu

Bonaire protège tout son littoral en un seul parc marin et signale les sites par des pierres peintes au bord de la route — d'où l'on plonge ici depuis un pick-up plutôt que depuis un bateau.

La plongée depuis le bord

Une centaine de sites signalés par des pierres jaunes au bord de la route, rejoints en se garant et en entrant à pied — on plonge à son rythme, sans bateau ni horaire imposé.

Flamants et salines

L'un des rares sites de reproduction du flamant dans les Caraïbes, se nourrissant dans des lagunes hypersalées voisines d'une saline en activité aux montagnes de sel coniques.

La planche à voile de Lac Bay

Un lagon peu profond protégé par le récif, eau plate à hauteur de taille et vent de travers régulier — l'un des meilleurs endroits pour apprendre, avec des chenaux de mangrove à explorer.

Washington Slagbaai

Le nord désertique en parc national : cactus, collines volcaniques, lagunes à flamants, souffleurs de la côte au vent et deux longues boucles sur piste exigeant de la garde au sol.

Klein Bonaire

Un îlot plat et inhabité au large, sans aucun aménagement, ceinturé de récif et desservi par navette — et site de ponte de tortues, ce qui garantit qu'il restera vide.

Le front de mer de la capitale

Vingt minutes d'un bout à l'autre : façades à pignons et volets en couleurs franches, un petit fort, un quai de pêche, et un front de mer qui se remplit pour le dîner et le couchant.

Histoire

Bonaire est une île aride proche de la côte sud-américaine dont l'économie a longtemps reposé sur le sel, récolté dans de vastes bassins d'évaporation du sud toujours exploités aujourd'hui. En 1979, l'île a placé l'intégralité de son littoral et l'îlot du large dans un unique parc marin — l'une des toutes premières mesures de ce type — décision qui façonne son identité depuis. Politiquement, c'est une commune à statut particulier des Pays-Bas et non un pays du Royaume, et elle utilise le dollar américain.

Culture

Le poisson frais domine — thazard, coryphène, vivaneau — à côté du ragoût de cabri, du funchi (semoule de maïs) et des chaussons pastechi. Les produits néerlandais occupent les rayons, conséquence du statut de l'île, et les restaurants du front de mer de la capitale sont l'endroit où la plupart des visiteurs dînent, dehors, au coucher du soleil. Festivals : Le carnaval, avant le carême, Dia di Rincon (avril), la grande fête traditionnelle de l'île, La semaine de régates (octobre). Musées : Le Terramar Museum, sur le front de mer, Mangazina di Rei, le centre culturel de Rincon.

Infos pratiques

Sécurité : Île très sûre, dont les risques sont marins et environnementaux. La côte est, au vent, reçoit une forte houle du large et ne se baigne pas. La plongée y est facile mais non encadrée par construction — l'entrée depuis le bord signifie qu'aucun équipage ne surveille : la planification conservatrice s'impose. L'intérieur est désertique, sans ombre ni eau, et les pistes de Washington Slagbaai sont rudes. Exposition solaire sévère. Langue : Le papiamentu — orthographié avec un u final ici comme à Curaçao, à la différence du papiamento d'Aruba — à côté du néerlandais, langue officielle. L'anglais et l'espagnol sont largement pratiqués, et les centres de plongée travaillent surtout en anglais ; le français n'est pas d'usage courant. Monnaie : Le dollar américain, conséquence du statut de commune néerlandaise à statut particulier : il n'y a pas de monnaie locale à changer. Les cartes passent partout, et la taxe nature obligatoire se règle à part et doit pouvoir être présentée.
Aperçu voyage

Une clé institutionnelle éclaire l'île d'emblée, et ce lectorat la possède déjà : Bonaire n'est pas un pays mais une commune à statut particulier des Pays-Bas — un corps public intégré, comparable dans la logique à ce qu'est un département d'outre-mer pour la France — là où Aruba et Curaçao, ses voisines, sont des « pays » constitutifs du Royaume, plus proches d'un pays d'outre-mer. De ce statut découle un détail que tout visiteur remarque au premier achat : on paie ici en DOLLARS AMÉRICAINS, sans monnaie locale ni euro. Pour le reste, Bonaire s'est organisée autour de ce qui se trouve sous l'eau, et très tôt. Dès 1979, l'île a placé l'intégralité de son littoral — de la laisse de haute mer jusqu'à soixante mètres de fond, tout le tour, plus l'îlot inhabité du large — dans un unique parc marin, l'un des premiers au monde. Tout en découle : mouillage interdit et corps-morts fixes, chasse sous-marine et gants proscrits, taxe nature obligatoire pour quiconque entre dans l'eau, et un récif protégé depuis des décennies sur une côte sans rivières, donc sans apport turbide. La signature du lieu tient toutefois à l'accès : le récif longe la côte sous le vent à quelques brasses du bord, si bien qu'une centaine de sites se rejoignent en se garant sur la route côtière, chacun repéré par une pierre peinte en jaune portant son nom.

Découvrir Kralendijk

Le parc marin national de Bonaire couvre l'ensemble du littoral de l'île et de l'îlot de Klein Bonaire, de la laisse de haute mer à soixante mètres de fond, et ce depuis 1979 — assez longtemps pour que la différence se lise dans le corail. Les règles sont strictes et appliquées : pas de mouillage, pas de gants, pas de chasse, rien qui se touche ou s'emporte, et une taxe nature obligatoire que chaque plongeur ou nageur acquitte et dont il conserve la preuve. La singularité de l'île ne tient pourtant pas à la protection seule, mais à la géographie qui permet d'en profiter. Le long de la côte sous le vent, le récif frangeant commence à quelques mètres du rivage : la grande majorité de la centaine de sites répertoriés se plonge donc depuis le bord — on se gare, on s'équipe au hayon, on entre par la roche ou le sable, et l'on est sur le tombant en quelques minutes. Chaque site est signalé par une pierre jaune posée au bord de la route et portant son nom : un dispositif sans élégance qui fonctionne parfaitement. La conséquence pratique est qu'une semaine de plongée ici ne ressemble à aucune autre — ni horaires de bateau ni palanquée imposée — et que la location d'un pick-up est la réservation la plus importante du voyage.

Questions fréquemment posées

Parce que tout son littoral est un parc marin protégé depuis 1979 et que le récif commence à quelques brasses du bord. Une centaine de sites sont signalés par des pierres jaunes au bord de la route : on se gare, on entre à pied et l'on plonge à son propre rythme, sans bateau, sans palanquée et sans horaire.

Oui. Une taxe nature est obligatoire pour quiconque plonge ou fait du masque et tuba dans le parc marin ; elle en finance la gestion et sa preuve doit pouvoir être présentée. La plupart des centres demandent en outre une courte plongée d'évaluation avant de vous laisser utiliser librement les sites du bord.

Le dollar américain. Bonaire est une commune à statut particulier des Pays-Bas, et non un pays constitutif du Royaume comme Aruba ou Curaçao : elle a adopté le dollar plutôt qu'un florin local, et il n'y a donc rien à changer à l'arrivée — ni euro en circulation.