Canada

  • Population :1.1M
  • Fuseau horaire :EST/EDT (UTC-5/-4)
  • IATA:YOW
  • Monnaie :Le dollar canadien. La carte et le sans contact passent absolument partout, y compris pour de petits montants, et les espèces sont rarement nécessaires. Attention à un détail qui surprend les visiteurs européens : les prix affichés excluent les taxes de vente, ajoutées à la caisse — et le taux diffère entre l'Ontario et le Québec, de sorte que le même achat ne coûte pas tout à fait la même chose selon la rive. Le pourboire est attendu au restaurant et au bar, selon l'usage nord-américain.
  • Quartiers clés :Centretown et la colline du Parlement — le cœur institutionnel · Le marché By — tables, restaurants et vie du soir · Le Glebe — verdoyant, commerces indépendants, près du canal · Hintonburg et Wellington West — cafés et petites galeries

Aperçu

Ottawa est la capitale du Canada et sa ville la plus discrètement gratifiante — les collections nationales réunies dans un centre qui se marche, le long d'un canal classé, avec le Québec qui commence sur l'autre rive.

Culture

Ottawa mange bien et sans prétention. La spécialité régionale à goûter sur place est la queue de castor, pâte frite servie chaude au sucre et au citron ou à la tartinade au chocolat, née dans la région et vendue au comptoir du marché By. La table quotidienne reflète les communautés de la ville : la cuisine libanaise et la cuisine vietnamienne sont partout et excellentes, et la rue Preston forme le quartier italien historique. Les brasseries artisanales ontariennes sont bien représentées, et la campagne environnante fournit les marchés en sirop d'érable, en pommes et en fromages. En traversant à Gatineau, on entre au Québec : poutine, cuisine de cabane à sucre et culture de café nettement différente commencent aussitôt. Festivals : Bal de Neige, en février — sculptures de glace et patinoire du canal, Festival canadien des tulipes, en mai, Festival de jazz d'Ottawa, l'été, Fête du Canada sur la colline du Parlement, le 1er juillet. Musées : Musée des beaux-arts du Canada, Musée canadien de l'histoire, à Gatineau, Musée canadien de la nature, Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, Musée canadien de la guerre.

Infos pratiques

Sécurité : Ottawa est une capitale sûre et tranquille où la vigilance urbaine ordinaire suffit amplement. Les vrais risques sont climatiques. Le froid hivernal y est sévère et non simplement inconfortable : bottes isolées, coupe-vent et extrémités couvertes ne sont pas facultatifs en janvier et en février, et la peau exposée peut geler en quelques minutes les jours les plus froids. La glace au sol cause plus de blessures aux visiteurs que tout le reste. L'été apporte une humidité forte et un soleil vif, et les moustiques sont nombreux au parc de la Gatineau au crépuscule. Si la patinoire du canal est ouverte, respectez les avis affichés sur l'état de la glace. Langue : L'anglais et le français sont tous deux officiels au fédéral, et la région de la capitale est authentiquement bilingue : signalisation, musées et services fédéraux fonctionnent dans les deux langues, et entendre une conversation changer de langue en cours de phrase est ordinaire. L'anglais domine côté Ottawa, le français côté Gatineau. Concrètement, un francophone se fait servir dans sa langue partout dans les institutions fédérales et sans difficulté sur l'autre rive. Monnaie : Le dollar canadien. La carte et le sans contact passent absolument partout, y compris pour de petits montants, et les espèces sont rarement nécessaires. Attention à un détail qui surprend les visiteurs européens : les prix affichés excluent les taxes de vente, ajoutées à la caisse — et le taux diffère entre l'Ontario et le Québec, de sorte que le même achat ne coûte pas tout à fait la même chose selon la rive. Le pourboire est attendu au restaurant et au bar, selon l'usage nord-américain.

Voyage

Une rivière sépare Ottawa de Gatineau, et cette rivière est la frontière entre l'Ontario et le Québec : c'est le fait qui organise tout séjour francophone ici. Pour un lecteur québécois, la capitale fédérale n'est pas l'étranger — Gatineau est chez nous, Montréal est à deux heures de route ou de train, et l'on traverse un pont pour changer de province, de congés fériés, de taxes et de régime des alcools. Pour un visiteur venu de France, de Belgique ou de Suisse, c'est autre chose : une capitale authentiquement bilingue où l'on est servi dans sa langue partout dans les institutions fédérales, et une ville dont on sous-estime largement l'intérêt. Ce qu'Ottawa possède et que Montréal et Toronto n'ont pas, ce sont les collections nationales — beaux-arts, histoire, nature, aviation, sciences — rassemblées dans un centre qui se parcourt à pied et d'une qualité réelle. Au milieu coule le canal Rideau, ouvrage du XIXe siècle inscrit à l'UNESCO, voie navigable toujours en service dont les écluses descendent vers la rivière des Outaouais au pied du Parlement, et qui par grand froid devient l'une des plus vastes patinoires du monde. Au-dessus se dresse le Parlement néogothique, dont l'édifice du Centre est engagé dans une réhabilitation de plusieurs années. Ajoutez le marché By pour la table, le parc de la Gatineau pour la marche et les couleurs d'automne, et deux à trois jours suffisent.

Une rivière, deux provinces

La rivière des Outaouais marque la ligne interprovinciale : Ottawa est en Ontario, Gatineau sur l'autre rive est au Québec, et plusieurs ponts relient les deux en quelques minutes à pied ou en autobus. Les conséquences sont concrètes et un lecteur québécois les connaît déjà : les jours fériés ne coïncident pas toujours, si bien qu'un long week-end peut être chômé d'un côté et ordinaire de l'autre ; les taxes diffèrent, donc le même achat ne coûte pas la même chose selon la rive ; et le régime des alcools n'est pas le même — SAQ d'un bord, LCBO de l'autre, avec des horaires et des réseaux distincts. Pour un visiteur européen, retenez surtout ceci : franchir ce pont fait passer d'une ville anglophone à une ville québécoise, et le Musée canadien de l'histoire se trouve du côté québécois.

La colline du Parlement, et ce qui se visite en ce moment

Les édifices du Parlement dominent la rivière dans un néogothique très affirmé, et l'ensemble mérite le coup d'œil quoi qu'il advienne de l'accès intérieur. L'édifice du Centre, celui de la tour de la Paix, fait l'objet d'un chantier de réhabilitation qui se compte en années : la Chambre et le Sénat siègent entre-temps dans les édifices voisins, et les visites guidées s'y déroulent — vérifiez ce qui est offert et s'il faut réserver avant d'organiser votre journée autour. Les pelouses restent accessibles et offrent le meilleur point de vue. En contrebas, l'escalier d'écluses du canal Rideau descend vers la rivière : on longe la volée à pied, et c'est l'ouvrage le plus intéressant des deux.

Le canal Rideau, l'été et l'hiver

Le canal est inscrit au patrimoine mondial et c'est une inscription peu banale, car il ne s'agit pas d'une ruine : c'est une voie navigable du XIXe siècle toujours exploitée, dont certaines écluses se manœuvrent encore à la main, et qui relie la rivière des Outaouais à Kingston en traversant la ville. L'été, il porte la navigation de plaisance et ses deux berges forment les meilleurs parcours de marche et de vélo de la ville. L'hiver, une longue section centrale est déneigée et entretenue en patinoire — l'une des plus vastes au monde, où l'on se rend au travail en patins. Elle n'ouvre toutefois que si la glace est assez épaisse : les dernières saisons ont été courtes et certaines années la patinoire n'a pas ouvert du tout.

Les musées nationaux

C'est le meilleur atout d'Ottawa. Le Musée des beaux-arts du Canada conserve la principale collection d'art du pays, avec un ensemble important d'art autochtone, et l'araignée de bronze géante de Louise Bourgeois, Maman, se dresse devant l'entrée. Le Musée canadien de la nature occupe un édifice d'allure castrale et traite sérieusement des dinosaures et de l'écologie arctique. Le Musée de l'aviation et de l'espace et le Musée des sciences et de la technologie valent tous deux mieux que leur réputation discrète. Et de l'autre côté de la rivière, à Gatineau, le Musée canadien de l'histoire fait face au Parlement depuis la rive québécoise : son architecture courbe et sa Grande Galerie justifient à elles seules la traversée.

Le marché By et la table

Le marché By est la partie la plus ancienne de la ville à exercer encore son métier d'origine : une halle et les rues autour, avec étals de producteurs, épiceries fines, restaurants et, le soir, l'essentiel de la vie nocturne. La chose à manger en marchant est la queue de castor, pâte frite servie chaude au sucre et au citron ou à la tartinade au chocolat, née dans la région et meilleure au comptoir du marché. Pour le reste, Ottawa se nourrit bien et sans prétention : les communautés libanaise et vietnamienne marquent fortement les cartes ordinaires, et la rue Preston forme le quartier italien historique. Traversez à Gatineau et la cuisine québécoise, poutine comprise, commence immédiatement.

Le parc de la Gatineau et l'été indien

À vingt minutes du Parlement s'ouvre le parc de la Gatineau, vaste espace protégé de collines, de lacs et de forêt de feuillus, côté québécois. À l'automne, c'est la raison même du déplacement pour beaucoup de Canadiens : les érables et les hêtres tournent à la fin de septembre et au début d'octobre, et les promenades et belvédères de l'escarpement offrent le parcours classique de l'été indien. L'été, on se baigne dans les lacs et le réseau de sentiers est bien balisé ; l'hiver, le ski de fond et la raquette y disposent de pistes tracées sur de longues distances. Plus près du centre, la ville aligne un réseau remarquable de sentiers riverains, et la rivière offre en amont des rapides qui font vivre le rafting commercial.

Y aller, s'y déplacer, et Bal de Neige

L'aéroport d'Ottawa est proche du centre mais dessert surtout le Canada et les États-Unis : depuis l'Europe, on transite par Montréal ou Toronto. Depuis Montréal, le train met environ deux heures et reste bien plus agréable que l'autoroute ; depuis Toronto, comptez quatre à cinq heures. Sur place, le train léger O-Train et les autobus couvrent le centre, lui-même assez compact pour se faire à pied, et la traversée vers Gatineau est affaire de quelques minutes. Une voiture n'est vraiment utile que pour le parc de la Gatineau. Enfin, si vous venez en février, c'est pour Bal de Neige — le nom français du festival hivernal, avec ses sculptures de glace et, si le froid a tenu, la patinoire du canal.

Questions fréquemment posées

Ottawa vaut-elle le détour quand on connaît déjà Montréal ?

Oui, pour deux ou trois jours, et elle offre autre chose plutôt que la même chose en plus petit. Ce qu'Ottawa possède et que Montréal n'a pas, ce sont les collections nationales — beaux-arts, histoire, nature, aviation, sciences — réunies dans un centre qui se marche, plus un canal classé au patrimoine mondial qui traverse la ville et une vraie nature à vingt minutes, dans le parc de la Gatineau. Ce qu'elle n'a pas, c'est l'ampleur de la vie nocturne, de la restauration et de l'animation de rue montréalaises. Depuis Montréal, deux heures de train suffisent : c'est une escapade de fin de semaine évidente.

Se fait-on servir en français à Ottawa ?

Oui, et c'est un droit plutôt qu'une faveur : les institutions fédérales, les musées nationaux et la signalisation fonctionnent dans les deux langues officielles, et le personnel bascule couramment de l'une à l'autre. Dans les commerces privés du côté ontarien, l'anglais domine et le service en français dépend de la personne devant vous — sans que cela pose de difficulté réelle. Sur l'autre rive, à Gatineau, vous êtes au Québec : le français y est la langue du quotidien et la salutation par défaut. Un visiteur européen francophone n'aura donc jamais de barrière dans la région de la capitale.

Peut-on patiner sur le canal Rideau ?

Quand les conditions le permettent, oui, et c'est une expérience marquante : une longue section déneigée en plein cœur de la ville, où l'on croise des gens qui se rendent au travail en patins et des kiosques de boissons chaudes. Mais tout dépend d'un froid soutenu et prolongé pour que la glace atteigne l'épaisseur sécuritaire, et les dernières saisons ont été courtes, certaines années la patinoire n'ayant pas ouvert du tout. Organisez votre séjour autour de Bal de Neige ou de la ville hivernale en général, et considérez le patin comme un bonus si la glace coopère. La location de patins se fait sur place quand elle fonctionne.

Quelle est la meilleure période ?

La fin de septembre et le début d'octobre, si vous avez le choix. Les feuillus de la région et du parc de la Gatineau tournent pendant cette fenêtre, le temps est frais et clair pour marcher, et l'affluence estivale est retombée : c'est l'été indien dans sa meilleure version. Mai est l'autre bonne option, quand le Festival canadien des tulipes garnit les plates-bandes du canal de bulbes envoyés chaque année par les Pays-Bas. Février s'adresse à qui veut la ville hivernale à plein régime, avec Bal de Neige et, si la glace tient, la patinoire. Juillet et août sont chauds et humides.

Missions diplomatiques à Ottawa

16 missions dans cette ville, regroupées par région.

Ces informations proviennent de la base des missions de Visaja (visaja.com), recoupée avec les sources gouvernementales officielles ; en cas de doute, c'est la représentation elle-même qui fait foi.