Zagreb, Croatie : les deux villes hautes, le marché Dolac et le café
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
Les deux villes hautes
Le marché Dolac
La culture du café
Art naïf et musées singuliers
Parcs et Medvednica
L'Avent à Zagreb
Histoire
Culture
Infos pratiques
Deux choses à poser d'entrée, parce qu'elles évitent le malentendu le plus courant. La première : la Croatie que connaît ce lectorat — Dubrovnik, Split, les îles — n'a rien à voir avec Zagreb, qui est une ville d'Europe centrale, parente de Vienne et de Budapest, sans une once de mer et sans cuisine côtière. La seconde : la ville a commencé comme deux villes. Deux collines dominent la plaine de la Save, chacune portant son bourg fortifié — Gradec, la ville des marchands, et Kaptol, celle de la cathédrale — séparés par un ruisseau au fond du vallon. Leur union ne date que de 1850 ; le ruisseau a été couvert et est devenu une rue, si bien que la vieille ville a deux moitiés et une couture entre elles. En contrebas, le XIXe siècle a tracé tout autre chose : une Ville basse régulière, organisée autour d'un fer à cheval de squares plantés dont chacun porte un musée, un pavillon ou un jardin botanique — l'idée de capitale composée que l'on lit ailleurs chez Haussmann, appliquée ici à échelle réduite et remarquablement conservée. La visite se partage donc d'elle-même : en haut, un plan médiéval compact, l'église Saint-Marc et son toit de tuiles vernissées aux armes de la ville, un funiculaire parmi les plus courts du monde ; en bas, le plat, le vert et les musées. Entre les deux, le marché Dolac, sur sa terrasse au-dessus de la grand-place, vaut la meilleure heure du séjour.
Découvrir Zagreb
La cité médiévale n'était pas une agglomération mais deux, sur des collines voisines, et cette disposition commande encore tout ce qui se trouve au-dessus de la grand-place. Gradec était le bourg libre des marchands et des artisans ; Kaptol s'est formé autour de la cathédrale. Un ruisseau coulait dans le vallon qui les sépare, et lorsque les deux entités ont enfin été réunies en une seule ville, en 1850, le cours d'eau a été couvert pour devenir la rue qui court aujourd'hui entre les collines. Il suffit de la remonter pour lire l'ensemble : côté Kaptol, les deux flèches de la cathédrale écrasent tout, actuellement prises dans des travaux de restauration qui feront partie du paysage un bon moment encore ; côté Gradec, on grimpe dans un lacis de rues basses autour de l'église Saint-Marc, dont le toit pentu porte, en tuiles vernissées, les armes de la ville et du royaume — l'objet le plus photographié de Zagreb. Entre les deux subsiste la Porte de pierre, ancienne porte de ville transformée en chapelle où les gens s'arrêtent toute la journée. On monte par le funiculaire, qui avale la pente en moins d'une minute et revendique le titre de plus court funiculaire public du monde.
Oui, et deux nuits sont la bonne durée. C'est une capitale d'Europe centrale et non une ville adriatique : deux bourgs médiévaux réunis, un quartier de squares planifié au XIXe siècle, de bons musées et une vraie culture du café. À aborder comme un autre type de lieu, pas comme une version moindre de la côte.
Parce qu'elle était deux villes. Gradec, bourg libre de marchands, et Kaptol, cité de la cathédrale, occupaient des collines voisines séparées par un ruisseau. Leur union en une seule ville date de 1850 ; le ruisseau a été couvert et est devenu la rue qui court encore entre les deux moitiés.
Le štrukli — pâte fine et fromage frais, gratiné à la crème ou poché en bouillon — est le plat propre à la ville, celui dont on débat. Pour le reste, la cuisine est continentale : grillades, poisson d'eau douce, strudels et pâtisseries. Commencez par le marché Dolac, le matin.
3 missions dans cette ville, regroupées par région.