Dubai, Émirats arabes unis
Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.
Aperçu
Vieux Dubaï et la crique
Downtown et les tours
Plages et Marina
Désert et dunes
Culture
Infos pratiques
Pour le voyageur francophone, Dubaï arrive le plus souvent par une escale — la ville coupe en deux les longs trajets vers l'Asie et l'océan Indien — ou par une semaine de soleil en plein hiver. Les deux formats fonctionnent, à condition de savoir que la ville ne se résume pas à ce qu'elle vend d'elle-même. La crique reste un port de travail : les boutres y chargent à la main pour l'Iran et l'Afrique de l'Est, les abras traversent pour quelques pièces, et les souks de l'or et des épices font du commerce réel plutôt que du décor. Dix kilomètres au sud commence la ville dessinée — la Burj Khalifa, le Dubai Mall, le Musée du Futur — puis, vers l'ouest, les plages de Jumeirah et la Marina, où l'on dort et se baigne. À une heure vers l'intérieur, enfin, les dunes : c'est la partie que les programmes sacrifient en premier et celle dont on se souvient le plus longtemps. Deux atouts propres à cette famille de voyageurs : Abu Dhabi est à une heure et demie de route et son Louvre, né d'un accord culturel avec la France, justifie la journée ; et la communauté francophone locale rend la ville étonnamment praticable en français. Le reste est dicté par la chaleur : de novembre à mars c'est agréable, avril et octobre restent gérables, et de juin à septembre l'extérieur devient éprouvant.
Découvrir Dubai
La crique est la raison d'être de la ville, et elle travaille encore. Les boutres s'amarrent le long des quais de Deira et se chargent à la main pour les ports du Golfe. Les abras qui font la navette entre les deux rives restent le meilleur transport de Dubaï et le moins cher. Côté Deira, le souk de l'or impressionne par le volume de ses vitrines, et le souk aux épices mérite le détour pour l'odeur autant que pour les achats. Dans les deux, le premier prix est une position de départ.
De novembre à mars : journées chaudes sans excès, soirées douces, et la seule saison où la plage, le désert et la marche dans le vieux Dubaï fonctionnent ensemble — c'est aussi la haute saison et les tarifs le rappellent. Avril et octobre restent praticables en organisant la journée autour du milieu de journée. De juin à septembre, la chaleur rend l'extérieur difficilement supportable ; c'est en revanche la période la moins chère, et un séjour construit autour des musées, des aquariums et de la piscine se tient parfaitement, à condition de partir en le sachant.
Une escale longue, de huit à dix heures, permet de faire une chose correctement — la crique et les souks, ou Downtown et la Burj Khalifa — mais pas les deux : la ville est vaste et les trajets mangent la marge. Trois jours pleins constituent le format naturel : le vieux Dubaï, puis Downtown et la plage, puis le désert. Cinq jours autorisent la Marina et surtout l'excursion à Abu Dhabi pour le Louvre, qui mérite la journée entière. Si le temps manque, sacrifiez la Marina plutôt que le désert.
La tenue de plage convient à la plage et à la piscine, nulle part ailleurs — y compris sur le trajet du retour. Dans les centres commerciaux, les souks, les musées et les bâtiments publics, couvrez épaules et genoux ; un foulard est utile pour la visite d'une mosquée. L'alcool est servi dans des établissements licenciés, très majoritairement des hôtels, et non disponible partout ; boire ou se trouver en état d'ivresse dans l'espace public est pris au sérieux. C'est le domaine où les visiteurs francophones commettent le plus souvent un impair sans intention.
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