- Population :841 600 (2023)
- Superficie:130 km²
- Altitude:239 m
- Fuseau horaire :CET (UTC+1)
- IATA:TRN
- Monnaie :L'euro — aucun change pour les visiteurs de la zone euro ; depuis la Suisse ou le Québec, la carte règle l'essentiel. Elle passe presque partout, même si les cafés anciens et les étals de marché préfèrent encore les espèces pour de petits montants.
- Quartiers clés :Centro — arcades, palais, grandes places · Quadrilatero Romano — la grille romaine, bars et osterie · San Salvario — cosmopolite, restaurants, vie nocturne · Vanchiglia — bars étudiants et petites galeries
Aperçu
Turin conserve la plus importante collection d'antiquités égyptiennes hors du Caire, dix-huit kilomètres d'arcades couvertes et la tradition de café qui a inventé l'aperitivo — et reste régulièrement sacrifiée à Milan.
Culture
Le Piémont est l'une des grandes régions de table d'Italie et Turin y donne accès. Vitello tonnato, agnolotti del plin, bagna cauda l'hiver, et tajarin sous la truffe blanche à l'automne sont les plats à chercher. Le gianduja — pâte de noisette et de chocolat inventée ici lorsque le cacao vint à manquer — se vend en gianduiotti partout, et le bicerin appartient aux cafés historiques. Le buffet d'aperitivo est réputé généreux au point de remplacer le dîner plutôt que de l'annoncer. La proximité de la France se lit dans la cuisine : beurre, crème et desserts de tradition commune. Festivals : Salone del Libro, salon du livre, au printemps, Festival du film de Turin, en fin d'automne, Saison de la truffe blanche dans les Langhe, à l'automne, Luci d'Artista, installations lumineuses hivernales. Musées : Museo Egizio, Musée national du cinéma, dans la Mole Antonelliana, Palazzo Reale et Armurerie royale, Musée national de l'automobile, Pinacoteca Agnelli, au Lingotto.
Infos pratiques
Sécurité : Turin est une ville confortable, avec les précautions ordinaires d'une grande agglomération : attention aux sacs autour de la gare de Porta Nuova et dans les tramways bondés, vigilance normale dans les rues calmes tard le soir. Les vrais désagréments sont plus prosaïques : le centre historique est couvert par des zones à trafic limité contrôlées par caméra — n'y entrez pas en voiture —, et le brouillard et le froid hivernaux sont réellement tenaces, ce qui se prépare dans la valise plutôt que se découvre sur place. Langue : L'italien ; l'anglais est raisonnablement présent dans les musées et les hôtels du centre, plus rare dans les bars de quartier. Le français est plus souvent compris ici qu'ailleurs en Italie du Nord, héritage d'une longue proximité et d'un usage de cour. Monnaie : L'euro — aucun change pour les visiteurs de la zone euro ; depuis la Suisse ou le Québec, la carte règle l'essentiel. Elle passe presque partout, même si les cafés anciens et les étals de marché préfèrent encore les espèces pour de petits montants.
Voyage
Turin est la grande ville italienne que les voyageurs omettent le plus souvent, et l'oubli devient difficile à justifier une fois qu'on sait ce qui s'y trouve. Son musée égyptien abrite la collection la plus importante hors du Caire — non pas quelques vitrines, mais des salles entières de statuaire, de papyrus et un mobilier funéraire complet — et suffirait à lui seul à remplir un week-end. La ville autour ne ressemble pas au reste de l'Italie : tracée sur la grille romaine mais rebâtie dans un ordre baroque et néoclassique, avec quelque dix-huit kilomètres d'arcades couvertes le long de ses artères, ce qui en fait la seule ville italienne où la pluie ne gâche pas une journée. Au centre de la silhouette, la Mole Antonelliana, dôme de brique improbable, abrite le musée national du cinéma, déployé en spirale dans son grand hall, avec un ascenseur vitré vers une plateforme d'où les Alpes ferment l'horizon par temps clair. Turin est aussi la ville où l'aperitivo est né : le vermouth y a été créé, les cafés historiques de la via Po et de la piazza San Carlo le servent encore sous des plafonds à miroirs, et le rituel du verre accompagné d'un buffet généreux relève de l'habitude locale, pas de l'argument commercial. Ajoutez le gianduja, une cuisine piémontaise sérieuse avec les Langhe à une heure au sud, et l'ancienne usine Lingotto dont la piste d'essai sur le toit est devenue un jardin public. Pour un lecteur francophone, l'atout décisif est la proximité : Turin est la grande ville italienne la plus proche de la France, accessible par le rail et les tunnels alpins.
Le musée égyptien
La première raison de venir. Le Museo Egizio conserve le fonds égyptien le plus important hors du Caire, constitué sur deux siècles et présenté dans un bâtiment qui lui est entièrement consacré. C'est l'échelle qui surprend : une galerie de statuaire monumentale, un ensemble funéraire intact présenté tel qu'il a été trouvé, des papyrus dont une carte célèbre, et des salles d'objets du quotidien qui expliquent la civilisation mieux que les monuments. Comptez trois heures au minimum et réservez un créneau à l'avance, surtout le week-end. Le cartel est bilingue et l'audioguide vaut la peine.
Dix-huit kilomètres d'arcades
Au niveau de la rue, ce sont les portiques qui définissent Turin : environ dix-huit kilomètres d'arcades couvertes le long des artères principales, construites pour que la cour puisse traverser la ville sans subir le temps. L'effet pratique pour le visiteur est considérable : c'est la seule grande ville italienne où la pluie ne ruine pas une journée — on va de la gare au fleuve presque entièrement à couvert. La via Roma, la via Po et la piazza Vittorio Veneto en sont les grandes séquences, et c'est sous ces arcades que se tiennent les cafés historiques, les librairies et les chocolatiers.
La Mole et le musée du cinéma
La Mole Antonelliana est l'emblème de la ville, une construction de brique d'une hauteur saisissante qui ne fut jamais tout à fait ce que son bâtisseur voulait, et qui abrite aujourd'hui le Musée national du cinéma. Le musée exploite magnifiquement l'intérieur, faisant grimper les collections en spirale le long des parois du grand hall, avec des transats et des écrans au centre. Un ascenseur vitré monte au belvédère ; par temps clair, les Alpes s'alignent derrière les toits. Réservez l'ascenseur séparément et montez en fin d'après-midi pour la lumière.
Aperitivo, vermouth et cafés historiques
L'aperitivo comme institution est né ici. Le vermouth a été créé à Turin au XVIIIe siècle, et le rituel qui s'est construit autour — un verre en début de soirée accompagné d'un buffet assez généreux, dans cette ville, pour tenir lieu de dîner — reste une habitude locale et non une offre pour visiteurs. Les cafés historiques de la via Po, de la piazza San Carlo et des abords de la piazza Castello le servent dans des salles de miroirs, de marbre et de bois à peine modifiées ; le bicerin, boisson étagée de café, de chocolat et de crème, est l'autre chose à y commander.
Palais, cathédrale et son relique
Le centre concentre un ensemble dense d'anciens bâtiments royaux — le Palazzo Reale et son armurerie, le Palazzo Madama sur la piazza Castello, et plusieurs résidences dans les collines — inscrits collectivement à l'UNESCO et remarquables comme architecture baroque, quel que soit l'intérêt qu'on porte à leur histoire. À côté du Palazzo Reale se dresse la cathédrale, qui conserve la célèbre relique de lin. Le point pratique : elle n'est presque jamais exposée, les ostensions sont rares et annoncées à des années d'intervalle, et ce que l'on visite au quotidien est la chapelle et le musée qui lui est consacré à proximité.
Le Lingotto et la piste sur le toit
Turin fut la capitale industrielle de l'Italie, et le vestige le plus intéressant en est le Lingotto, ancienne usine automobile conçue comme une chaîne de montage verticale avec une piste d'essai sur le toit. Reconvertie en complexe de commerces, de cinémas et d'une salle de concert, elle conserve sa piste inclinée, devenue un jardin ouvert où l'on marche. Dans le même bâtiment, une petite galerie remarquable présente une collection privée avec quelques toiles majeures. C'est à quelques stations de métro au sud du centre, et cela se combine bien avec le musée de l'automobile voisin.
La cuisine piémontaise et les Langhe
Le Piémont est l'une des grandes régions gastronomiques d'Italie et Turin en est la porte. Cherchez le vitello tonnato, les agnolotti del plin, la bagna cauda dans les mois froids, et les tajarin qui reçoivent la truffe blanche à l'automne. Le gianduja — pâte de noisette et de chocolat inventée ici — se vend en gianduiotti chez tous les confiseurs. À une heure au sud, les collines des Langhe produisent barolo et barbaresco et comptent parmi les vignobles les plus gratifiants d'Europe : une excursion à la journée avec chauffeur, ou une nuit sur place.
Depuis la France : la ville italienne la plus proche
C'est l'argument que le voyageur francophone ignore le plus souvent. Turin est la grande ville italienne la plus accessible depuis la France : les tunnels alpins et la liaison ferroviaire la placent à quelques heures de Lyon, de Chambéry et de Grenoble, ce qui en fait un week-end en train ou en voiture plutôt qu'un voyage en avion. Les vallées alpines de part et d'autre de la frontière partagent un substrat francoprovençal encore audible dans la toponymie, et le français a longtemps été une langue de cour ici — ce qui explique la familiarité que ressentent beaucoup de visiteurs devant l'urbanisme et les cafés de la ville.
Questions fréquemment posées
Pourquoi choisir Turin plutôt que Milan ?
Combien de temps prévoir pour le musée égyptien ?
Peut-on voir le Saint Suaire ?
Comment y aller depuis la France ?
Missions diplomatiques à Turin
1 mission dans cette ville, regroupées par région.
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