Krabi, Thaïlande : la côte calcaire, Railay et les bateaux à longue queue
Obtenez votre carte d'arrivée numérique- Population :30 499 (2014)
- Altitude:16 m
- Fuseau horaire :ICT (UTC+7)
- IATA:KBV
- Monnaie :Baht thaïlandais. Les cartes passent dans les hôtels et les grands restaurants ; long-tails, marchés et petites pensions fonctionnent en espèces, et les distributeurs sont rares à Railay.
- Quartiers clés :Krabi Town : la rivière, les marchés, les transports · Ao Nang : la plage principale et l'embarcadère · Railay et Tonsai : sous les falaises, accès bateau uniquement · Klong Muang et Tubkaek : plages plus calmes au nord d'Ao Nang
Aperçu
Krabi désigne trois choses à la fois — une province, un port de rivière et une plage — et savoir laquelle on a réservée reste le geste de préparation le plus utile du voyage.
Histoire
Le calcaire de cette côte s'est formé en récif, a été soulevé, puis dissous le long de ses fractures jusqu'à donner tours, grottes et surplombs. Des abris sous roche de la province ont livré certaines des plus anciennes traces d'occupation humaine de Thaïlande, et la ville s'est développée comme port fluvial exportant l'étain et le caoutchouc bien avant de voir un voyageur. L'escalade n'est arrivée à Railay qu'à la fin du XXe siècle ; l'économie balnéaire a suivi.
Culture
La cuisine du Sud est plus piquante et plus acide que la version centrale : gaeng som, curries ardents, curcuma frais et beaucoup de produits de la mer, avec roti et plats d'influence musulmane qui reflètent l'importante population musulmane de la région. Le marché de nuit du bord de rivière est le bon endroit. Festivals : Loi Krathong sur la rivière, Songkran, le nouvel an d'avril.
Infos pratiques
Sécurité : De mai à octobre, l'état de la mer commande tout : les petites embarcations peuvent ne pas sortir et les plages accessibles seulement par bateau se retrouvent coupées — vérifiez avant de vous engager sur un hébergement dont vous ne pourriez pas repartir. L'escalier du temple de la Grotte du Tigre est éprouvant par forte chaleur. Les accidents de scooter restent la blessure la plus fréquente chez les visiteurs, et les assurances de location couvrent rarement les conducteurs sans le permis adéquat. Langue : Thaï, avec un dialecte du Sud marqué ; le malais se parle aussi dans les communautés musulmanes. L'anglais est courant à Ao Nang et à Railay, beaucoup moins à Krabi Town, et le français n'est pratiquement pas pratiqué. Monnaie : Baht thaïlandais. Les cartes passent dans les hôtels et les grands restaurants ; long-tails, marchés et petites pensions fonctionnent en espèces, et les distributeurs sont rares à Railay.
Voyage
Ces tours de calcaire plantées dans la mer ont un nom que la géographie scolaire française donne dès le collège : c'est un relief karstique, et plus précisément un karst noyé — exactement la formation de la baie d'Ha Long, à ceci près qu'ici la mer est chaude et translucide et que l'on débarque sur les plages. Le calcaire s'est déposé en récif, a été soulevé, puis l'eau l'a dissous le long de ses fractures pendant des millions d'années : d'où les grottes, les stalactites qui pendent au-dessus du sable et ces parois verticales ou surplombantes qui ne descendent jamais en pente douce. Tout Krabi découle de cette roche. Elle explique que la presqu'île de Railay ne soit accessible qu'en bateau, que l'escalade y soit de niveau mondial, que les îles du large aient cette silhouette, et que le long-tail — barque étroite à moteur déporté sur un long arbre d'hélice — soit ici un transport ordinaire et non une attraction. Reste à lever la confusion qui gâche le plus de séjours : Krabi est une province, Krabi Town une petite ville fluviale sans plage, et ce que les brochures appellent Krabi est en réalité Ao Nang, la station balnéaire, avec Railay derrière. À l'intérieur des terres, la jungle offre des sources chaudes, un bassin d'un vert invraisemblable et un temple perché en haut d'un escalier redoutable. Krabi fonctionne bien comme alternative plus lente et plus maritime à Phuket, à deux ou trois heures de route : moins construit, moins de vie nocturne, et davantage de chances de finir sur une plage sans route derrière elle.
Province, ville ou plage : qu'avez-vous réservé au juste ?
Cette confusion provoque plus d'erreurs de réservation que tout le reste sur cette côte, autant être direct. Krabi Town est installée à l'intérieur, sur la rivière Krabi. C'est une vraie petite ville de travail, avec un bon marché de nuit, une promenade au bord de l'eau et des chambres bon marché — et strictement aucune plage : parfaite pour une nuit, inadaptée comme base balnéaire. Ao Nang, à une demi-heure de route vers l'ouest, est la station principale : une plage, un front de mer de restaurants et de clubs de plongée, et l'embarcadère d'où partent la plupart des bateaux. Railay, un quart d'heure plus loin en long-tail, est une presqu'île de quatre plages enfermée par les falaises, sans aucun accès routier, et dont l'ambiance change selon la plage où l'on débarque : Railay Ouest soignée, Railay Est vaseuse à marée basse et meilleur marché, Tonsai débraillée et pleine de grimpeurs, Phra Nang blottie sous un surplomb et parmi les plus photographiées du pays. L'aéroport de Krabi dessert tout cela, ainsi que les bateaux vers Ko Lanta et les îles Phi Phi, qui sont encore d'autres destinations. Tranchez avant de réserver la chambre.
Pourquoi les falaises ont cette forme, et pourquoi Railay n'a pas de route
Le calcaire se dissout le long de ses diaclases, ce qui fait qu'il s'érode de l'intérieur autant que de l'extérieur : d'où des massifs criblés de cavités, des stalactites au niveau de la plage sous les surplombs, et des parois qui finissent à la verticale ou en dévers plutôt qu'en talus. Railay en est la démonstration la plus nette. Ce n'est pas une île — la presqu'île tient au continent — mais la liaison est un mur de ce calcaire, sans brèche ni pente qu'une route pourrait emprunter : le seul accès praticable est donc le long-tail qui contourne la pointe. Ce seul fait façonne le lieu : pas de voitures, pas de scooters, tout et tout le monde arrive par bateau en touchant le sable. La même roche a fait de Railay l'un des grands sites mondiaux d'escalade sportive — des centaines de voies équipées sur un calcaire à trous, souvent déversant, et des écoles capables d'emmener un débutant complet dans une vraie voie en une journée. Même sans toucher le rocher, les parois qui dominent Phra Nang justifient à elles seules le déplacement.
Long-tails, les quatre îles et un banc de sable qui se marche
Le long-tail — coque de bois étroite, moteur de voiture monté sur pivot, longue ligne d'arbre portant l'hélice à l'arrière — est le transport utile de cette côte, pas un accessoire pour touristes, et le bruit d'un démarrage matinal fait office de réveil local. La sortie classique est le tour des quatre îles au départ d'Ao Nang : Poda et sa plage dominée par un piton, l'île au Poulet, ainsi nommée pour un rocher qui en a réellement la silhouette, et les îlots voisins que la marée basse relie par un tombolo — un banc de sable courbe que l'on parcourt d'une île à l'autre, la mer de part et d'autre des pieds. L'horaire compte davantage que l'itinéraire : le tombolo n'existe qu'autour de la basse mer, et une sortie calée sur la marée donne ce qu'un départ de midi ne donnera pas. Préférez les petites embarcations aux grosses quand vous avez le choix : un long-tail aborde des plages qu'un speedboat ne peut pas approcher. Plus au large, Ko Lanta, Ko Jum et l'archipel de Phi Phi se rejoignent depuis les mêmes quais, mais méritent des nuits plutôt qu'une journée.
À l'intérieur : l'escalier du temple, les sources chaudes, le bassin vert
L'arrière-pays est fait de jungle et d'hévéas, et trois choses y valent une journée. Le Wat Tham Suea, le temple de la Grotte du Tigre, est un monastère en activité au fond d'un vallon boisé, dont l'attrait principal est un escalier de bien plus de mille marches inégales qui grimpe un piton calcaire jusqu'à un sanctuaire sommital et une vue sur toute la province. C'est réellement difficile — raide, humide, avec de hautes contremarches — et à entreprendre au lever du jour ; personne n'y prend plaisir en milieu de journée. Plus loin, du côté de Khlong Thom, les sources chaudes ont creusé dans la roche des vasques lisses où l'on s'installe en série avant de basculer dans le ruisseau frais en contrebas. Non loin, l'Emerald Pool occupe le cœur de la forêt de Khao Phra Bang Khram : un bassin peu profond alimenté par une source minérale d'un vert improbable, avec une vasque bleue plus petite et plus froide en amont du sentier. Ces trois points s'enchaînent naturellement en un circuit, et constituent la réponse à un jour de pluie comme au moment d'un séjour balnéaire où l'on veut des arbres plutôt que du sable.
La ville même : la rivière, la mangrove, le marché de nuit
On expédie Krabi Town un peu vite, et c'est une petite injustice. La ville s'étire sur la rivière, à quelque distance de la mer, et les deux tours calcaires qui gardent l'embouchure — Khao Khanab Nam, une sur chaque rive — en sont l'emblème et la sortie en barque classique, avec des grottes praticables à leur pied. En arrière s'étend une mangrove épaisse, et une heure de bateau dans ses chenaux est plus tranquille et plus intéressante que la plupart des tours d'îles : périophtalmes, varans, macaques crabiers, et le travail bien visible des racines qui tiennent la côte. En ville, c'est le soir qui compte. Le marché de nuit du bord de rivière fonctionne le week-end — fruits de mer grillés, curries du Sud, roti — doublé d'un marché quotidien ; la cuisine du sud de la Thaïlande est nettement plus piquante et plus acide que celle de Bangkok, et c'est ici qu'on la mange telle qu'elle est faite pour les gens d'ici. Ajoutez des chambres abordables, un centre qui se parcourt à pied et le rôle de plaque tournante des transports : la ville se justifie pour une première ou une dernière nuit.
Saison, aéroport et déplacements
Krabi dispose d'un aéroport international (KBV), relié à Bangkok et à un éventail de destinations régionales et saisonnières, proche de la ville et à transfert simple vers Ao Nang. Par la route, les autocars descendent de Bangkok de nuit, et la côte rejoint Phuket en deux à trois heures ; les bateaux relient les mêmes quais à Ko Lanta et à Phi Phi. La saison est le paramètre à respecter, et il est ici plus tranché qu'ailleurs en Thaïlande : de novembre à avril environ règne la mousson sèche, mer calme et bateaux fiables, tandis que de mai à octobre viennent la pluie, le vent et des journées où les petites embarcations ne sortent tout simplement pas — ce qui compte beaucoup si votre hébergement ne se rejoint que par la mer. Les mois d'épaule offrent des tarifs plus doux et des plages vides, avec un aléa météo. Sur place, les songthaews font la navette entre Krabi Town et Ao Nang, long-tails et ferries assurent tout ce qui est maritime, et le scooter se loue partout — mais la route côtière est rapide et le taux d'accidents chez les conducteurs inexpérimentés n'a rien d'anecdotique.
Questions fréquemment posées
Faut-il loger à Krabi Town ou à la plage ?
Comment rejoint-on Railay ?
Quelle est la meilleure saison ?
Krabi ou Phuket ?
Faut-il grimper pour apprécier Railay ?
Ces informations proviennent de la base des missions de Visaja (visaja.com), recoupée avec les sources gouvernementales officielles ; en cas de doute, c'est la représentation elle-même qui fait foi.