Brasília, Brésil

Guide de la ville avec infos clés, voyages, business et culture.

BrésilDistrito Federal

Aperçu

Brasília est la seule ville bâtie au XXe siècle inscrite à l'UNESCO pour son urbanisme — une capitale tracée sur le vide autour de deux axes, où comprendre le plan compte davantage que cocher les monuments.

Le plan urbain

Deux axes croisés, des fonctions séparées et une inscription UNESCO pour l'urbanisme — à lire avant de regarder.

Les superquadras

Des îlots résidentiels sur pilotis, groupés par quatre autour d'une école et de commerces — la vraie invention de la ville.

L'architecture de Niemeyer

La cathédrale inondée de verre coloré, le Congrès à coupole et vasque, l'Itamaraty posé dans son bassin.

Le lac Paranoá

Un lac créé de toutes pièces, un pont à arcs asymétriques, les bars du couchant et la vie de fin de semaine.

Culture

Brasília a été peuplée par des gens venus de partout au Brésil, et sa cuisine en porte la trace la plus nette : c'est l'une des villes du pays où l'on goûte le plus commodément plusieurs cuisines régionales dans la même semaine, celle du Nordeste étant particulièrement présente. Les restaurants du quotidien se trouvent sur les bandes commerciales des superquadras, là où mangent les habitants ; la rive du lac et les secteurs hôteliers tiennent la table formelle. La saveur véritablement locale est le pequi, fruit très aromatique du cerrado, le plus souvent cuisiné avec le poulet et le riz : il divise franchement les avis et mérite d'être essayé pour cette raison même. Les fruits du cerrado, baru et buriti, se retrouvent en glaces et en confiseries. Festivals : Anniversaire de la ville, le 21 avril, Blocos de carnaval sur les axes et dans les superquadras, Saisons de musique live et festivals de rock, Festival de cinéma de Brasília, au second semestre. Musées : Musée national de la République, Complexe culturel de la République, Caixa Cultural Brasília, Mémorial des peuples autochtones.

Infos pratiques

Sécurité : Brasília est plus sûre pour le visiteur que les grandes villes côtières du Brésil, en grande partie parce que la séquence touristique traverse des secteurs institutionnels, mais les précautions urbaines brésiliennes ordinaires s'appliquent : téléphone hors de vue dans la rue, application de course ou taxi de station après la tombée du jour plutôt qu'un trajet à pied entre secteurs, et évitement des longues portions non éclairées des axes la nuit, où la circulation piétonne est de toute façon nulle. Le vrai danger sous-estimé est la saison sèche : l'humidité descend à des niveaux qui provoquent saignements de nez et déshydratation. Portez de l'eau en permanence, et sachez que le soleil d'altitude tape même quand l'air paraît doux. Langue : Le portugais. L'anglais se pratique à l'hôtel, à l'aéroport et dans les milieux institutionnels, mais bien moins largement qu'on ne l'attend d'une capitale dans les restaurants et commerces ordinaires, le tourisme de Brasília étant surtout intérieur. Le français n'y est d'aucun secours. Quelques mots de portugais changent beaucoup de choses, et les applications de traduction sont réellement utiles ici. Monnaie : Le réal brésilien. La carte est acceptée à peu près partout et le sans contact est la norme ; le système de paiement instantané brésilien est omniprésent chez les résidents mais suppose un compte bancaire local, ce n'est donc pas un outil de visiteur. Gardez des espèces pour les petits achats et les vendeurs de rue. Les distributeurs sont nombreux dans les secteurs commerciaux et les centres commerciaux : retirez de jour et à l'intérieur d'un bâtiment plutôt que dans la rue le soir.
Aperçu voyage

Vous connaissez probablement déjà Oscar Niemeyer sans le savoir : le Volcan du Havre et la Bourse du travail de Bobigny sont de lui, et c'est ici, sur un plateau vide du centre du Brésil, que ce vocabulaire de courbes et de béton a trouvé sa ville entière. Brasília est un lieu qu'il faut lire avant de pouvoir le voir. Tracée à la fin des années 1950 et inaugurée en 1960, plan de l'urbaniste Lúcio Costa, bâtiments de Niemeyer, jardins de Roberto Burle Marx, elle est la seule ville construite au XXe siècle inscrite au patrimoine mondial pour son urbanisme plutôt que pour ses monuments. Le plan tient en deux axes croisés. L'Eixo Monumental est une immense bande cérémonielle rectiligne qui porte les édifices institutionnels et s'achève sur une place. L'autre axe, incurvé, porte le logement, organisé en superquadras — îlots résidentiels d'immeubles bas posés sur pilotis, chacun avec son école, ses commerces et ses espaces plantés, groupés par quatre pour que la vie quotidienne se fasse à distance de marche. Première conséquence pour le visiteur : les ailes résidentielles n'ont pratiquement pas de noms de rues, les adresses étant des codes alphanumériques qui indiquent exactement votre position dans la trame. Seconde : l'échelle. La ville a été pensée pour l'automobile par une décennie qui y croyait, et les distances le long des axes se marchent mal. Un ou deux jours, le diagramme compris d'abord.

Découvrir Brasília

Tout découle du diagramme de Costa. L'Eixo Monumental est un axe cérémoniel rectiligne, exceptionnellement large, le long duquel les édifices institutionnels sont espacés et qui se termine par la Praça dos Três Poderes. Le croisant, l'Eixo Rodoviário décrit une courbe douce et porte les ailes résidentielles nord et sud — d'où la comparaison courante avec un oiseau ou un avion en plan, même si Costa y voyait simplement le signe de la croix adapté au relief. À l'intersection se trouvent la gare routière centrale et les secteurs commerciaux. Les fonctions sont séparées à dessein : institutionnel ici, résidentiel là, commerces et hôtels dans des secteurs définis. C'est cette séparation qui rend la ville lisible d'avion et exigeante à pied.

Questions fréquemment posées

Oui, à condition de l'aborder comme de l'architecture et de l'urbanisme, non comme une escapade urbaine classique. C'est la seule ville du XXe siècle inscrite à l'UNESCO pour son plan, et voir l'œuvre de Costa et de Niemeyer là où elle a été conçue n'a rien à voir avec la photographie. Ce n'est en revanche pas une ville de rues pittoresques où flâner — c'est précisément ce que le plan a remplacé. Un à deux jours constituent la bonne dose, et comme l'aéroport est un grand hub national, la plupart des itinéraires brésiliens absorbent l'escale sans détour véritable.

Parce que le plan les a remplacés par un système de coordonnées. Dans les ailes résidentielles, une adresse est un code alphanumérique qui désigne secteur, îlot, bâtiment et appartement — SQS 308 Bloco C par exemple — et la numérotation est assez systématique pour qu'un habitant situe l'adresse sans carte : les chiffres encodent la distance à l'axe central et la position le long de celui-ci. C'est plus précis qu'un nom de rue, et non l'inverse, une fois qu'on sait le lire. En pratique, reprenez le code exactement tel qu'il vous est donné, lettres de secteur comprises : les applications de cartographie le gèrent bien, et demander une rue ne servira à rien.

Une journée couvre l'architecture essentielle si vous êtes organisé ; deux permettent d'ajouter une superquadra, le lac et un musée sans courir. Tout faire à pied n'est pas réaliste : Brasília a été conçue pour l'automobile pendant la décennie qui y croyait le plus, l'axe monumental est très long, l'ombre rare et les liaisons piétonnes entre secteurs indirectes. La plupart des visiteurs enchaînent les étapes en voiture de course et marchent à l'intérieur de chacune, ou louent une voiture avec chauffeur pour une demi-journée. À l'intérieur d'une superquadra, en revanche, marcher est exactement ce que le plan prévoit.

Missions diplomatiques à Brasília

15 missions dans cette ville, regroupées par région.