Égypte · Alexandrie

Alexandrie, Égypte : la Méditerranée, la bibliothèque et la corniche

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  • Population :5.4M
  • Fuseau horaire :EET (UTC+2)
  • Monnaie :La livre égyptienne. La carte passe dans les hôtels, les grands restaurants et le complexe de la bibliothèque, mais les espèces restent la règle pour les taxis, le tramway, les marchés, la rue et les petits cafés : gardez des petites coupures. Les distributeurs sont nombreux dans les quartiers centraux et le long de la corniche ; retirez avant de descendre vers Anfouchi et les vieux quartiers.
  • Quartiers clés :Le centre et Raml Station — cafés et nœud des tramways · Anfouchi — le vieux quartier derrière le fort et le marché aux poissons · Stanley et Roushdy — front de mer, baies et ponts · Montaza — les jardins du palais, à l'extrémité est

Aperçu

Alexandrie est la ville méditerranéenne de l'Égypte et sa deuxième ville — une longue corniche face au large, une bibliothèque moderne posée sur une idée antique, et une cuisine de poisson qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans le pays.

Culture

Alexandrie est la ville du poisson en Égypte et ne mange comme nulle part ailleurs dans le pays. L'usage veut qu'on choisisse sa pièce sur la glace à l'entrée puis qu'on précise la cuisson — sur les braises, frite, ou en croûte de sel, qui est la spécialité locale — le poisson revenant accompagné de petites salades, de tahina et de pain, sans qu'on ait à les commander. Bar, dorade, rouget, crevettes et calamars composent l'ordinaire. La rue a ses classiques : sandwich de foie frit au pain épicé et échoppes spécialisées dans la seule saucisse, qui se mangent debout. Le centre conserve enfin de vieilles pâtisseries aux salles hautes de plafond, inchangées depuis des décennies, où l'on s'assied volontiers une heure. Festivals : Festival du film méditerranéen d'Alexandrie, à l'automne, Les soirées de ramadan sur la corniche, dates mobiles, Cham el-Nessim, pique-niques de printemps, le lundi suivant la Pâque copte, Saisons de concerts d'été à la bibliothèque et à l'opéra. Musées : La Bibliotheca Alexandrina, ses antiquités et ses manuscrits, Le musée Cavafy, Le Musée gréco-romain, Le Musée des bijoux royaux.

Infos pratiques

Sécurité : Alexandrie se parcourt sans difficulté et la vigilance urbaine ordinaire y suffit : surveillez vos affaires dans les marchés denses et les tramways bondés, et attendez-vous à une sollicitation insistante mais bon enfant autour des sites. Le vrai danger est la circulation : traverser la corniche demande de la patience puis un pas décidé, l'hésitation étant plus risquée que la traversée, et la priorité au piéton reste théorique. La mer est tentante mais les courants au large sont forts et la surveillance irrégulière hors des baies aménagées. La tenue est plus couvrante que dans les stations de la mer Rouge : hors des plages, et surtout aux abords des mosquées, une mise discrète est appréciée. Langue : L'arabe, avec un accent alexandrin marqué. L'anglais est courant dans les hôtels, à la bibliothèque et partout où passent les visiteurs. Le français tient ici une place réelle et actuelle — enseigné dans plusieurs établissements, soutenu par un institut culturel, audible dans la rue — ce qui fait d'Alexandrie la ville d'Égypte la plus accessible à un francophone. Monnaie : La livre égyptienne. La carte passe dans les hôtels, les grands restaurants et le complexe de la bibliothèque, mais les espèces restent la règle pour les taxis, le tramway, les marchés, la rue et les petits cafés : gardez des petites coupures. Les distributeurs sont nombreux dans les quartiers centraux et le long de la corniche ; retirez avant de descendre vers Anfouchi et les vieux quartiers.

Voyage

Alexandrie appartient à notre mer. C'est la clé du lieu pour un voyageur venu de France, de Belgique ou de Suisse : on n'y débarque pas dans l'Égypte des sables mais dans un port méditerranéen, le même bassin que Marseille ou Naples, la même lumière, le même poisson grillé, et un hiver qui pleut pour de bon. La ville se déroule sur des kilomètres le long d'une corniche incurvée au-dessus du port oriental, et c'est précisément ce décalage qui la rend surprenante : de l'Égypte, sans le désert. Fondée au IVe siècle avant notre ère et portant le nom de son fondateur, Alexandrie fut la grande capitale intellectuelle de l'Antiquité, et les deux choses pour lesquelles elle est restée célèbre sont justement celles que l'on ne peut pas voir : le phare et la bibliothèque ont disparu l'un comme l'autre. Ce qui les remplace fait tout l'intérêt. Sur les fondations du phare se dresse le fort de Qaitbay, du XVe siècle, bâti en partie de ses pierres tombées. Au bord de l'eau, la Bibliotheca Alexandrina, ouverte en 2002, dresse un immense disque de granit incliné vers la mer, gravé de caractères empruntés aux écritures du monde entier, au-dessus d'une salle de lecture étagée sur onze niveaux. Entre les deux, la ville est stratifiée et sans apprêt : catacombes romaines creusées sur trois étages, petit théâtre de marbre, mosquées et églises à quelques rues les unes des autres, et de vieux tramways qui ferraillent encore vers l'est.

L'Égypte est une destination majeure pour cette famille de lecteurs, mais presque toujours sous deux formes : la croisière sur le Nil, de Louxor à Assouan, ou la mer Rouge et ses hôtels de plongée. Alexandrie, elle, se fait sauter — trop au nord du circuit, pas assez pharaonique. C'est une erreur d'itinéraire facile à corriger : la ville est à quelques heures de train du Caire, elle offre exactement ce que les deux autres formules n'ont pas — une vraie ville où l'on marche, un climat tempéré, une cuisine de port — et deux jours suffisent à l'apprécier. Ajoutée en début ou en fin de voyage, elle change l'équilibre d'un séjour égyptien : on en revient avec une ville en plus, pas seulement des monuments.

Questions fréquemment posées

Oui, et c'est précisément la ville que les itinéraires français oublient. Les deux formules dominantes — la croisière sur le Nil et la mer Rouge — offrent des monuments et des fonds sous-marins, mais aucune ville où l'on marche. Alexandrie apporte cela : une corniche, un climat méditerranéen tempéré, une cuisine de port, et une bibliothèque moderne qui compte parmi les plus beaux intérieurs bâtis depuis le début du siècle. Ce n'est pas une destination pharaonique — le phare et la bibliothèque antique ont tous deux disparu. Venez pour l'atmosphère, la mer et la table, les sites romains venant en supplément.

Ces informations proviennent de la base des missions de Visaja (visaja.com), recoupée avec les sources gouvernementales officielles ; en cas de doute, c'est la représentation elle-même qui fait foi.